Sous les pavés, les pages

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dimanche 12 octobre 2008

Une petite page d'écriture

Nous avions annoncé ici au départ que le jeu de ce blog littéraire serait aussi de se frotter au jeu de l'écriture. Et comme je n'aime pas ne pas tenir une promesse, je répare l'erreur tout de suite. Je suis allé chercher au fond de mes archives et j'ai retrouvé ce petit texte écrit un après-midi d'août 2007 avec ma partenaire d'écriture préférée. Ce n'est sûrement pas grandiose, certainement pas inoubliable, mais finalement, puisque cela a été écrit, ce devait être au fond pour être lu et critiqué (au sens noble !)... Alors voilà, je vous laisse découvrir ce texte intitulé "A l'ombre des figuiers".

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dimanche 27 avril 2008

Et l'oralité alors ?



Créer un blog sur les livres, l'écrit et la littérature ne veut pas dire reconnaître la sacro-sainte sacralité qui pare de son aura le livre. Le livre comme un relique, l'écrit comme une parole divine, tout ça n'est pas pour moi. Même si je suis le premier à être littéralement transporté par la puissance de l'écrit, je vais tenter de mettre un petit coup de pied dans la fourmillière littéraire.

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jeudi 10 avril 2008

Alors pourquoi se souvenir ?

 

Il y a des pays amnésiques, des silences pesants, des oublis spontanément mis en scène. Et puis il y a des mémoires arrogantes, des souvenirs tranchants, des reliques sublimes, des réminiscences douloureuses. La mémoire collective est une énigme. Ici on oublie. Ici on se souvient. Là on se drape dans un passé glorieux. Là-bas on a honte d'une sombre page des livres d'Histoire. L'Histoire, quelle incroyable énigme, elle aussi. Surtout « l'Histoire avec sa grande hâche », comme l'écrivait Perec. Il y a surtout, les historiens qui tentent de faire émerger toujours un peu plus le vrai et le dicible. Et il y a enfin, les législateurs, producteurs d'oubli, qui réinventent le cours du passé, glorifient et manipulent, à coup de décrets. La mémoire se modèle. Et chacun retient finalement ce qu'il veut.

Alors, pourquoi cette amnésie sélective, pourquoi cette mémoire à double vitesse ? Et pourquoi se souvenir tout simplement ? Voilà un élément de réponse avec un débat, qui a eu lieu sur un plateau de télévision en 1995, entre Elie Wiesel et Jorge Semprun. Tous deux ont connu le camp de concentration nazi de Buchenwald. Tous deux réfléchissent sur leurs expériences. Tous deux s'interrogent. Et tous deux se demandent à quoi servent les commémorations collectives... Ils proposent finalement une mémoire politique, une mémoire ancrée dans le présent, une mémoire, n'ayons pas peur des mots, presque militante.

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lundi 7 avril 2008

John Steinbeck et la dualité humaine....

"Do you realize that I am twenty-six now? I don't. I don't feel twenty-six and I don't look that old, and I have done nothing to justify my years".

"Why should I bother? There are millions of people who are good stenographers but there aren't so many thousands who can make as nice sounds as I can"

J'ai trouvé ces deux phrases dans le recueil des lettres que John Steinbeck a écrit tout au long de sa vie, lui qui refusait de parler au téléphone.
Steinbeck a toujours été selon moi un grand auteur, un auteur complet même. Il a su montrer l'âpreté de la vie et la générosité dans Les raisins de la colère, la différence et l'amitié dans Des souris et des hommes, la folie douce et communicative dans Tortilla flat et Tendre jeudi ou encore tout simplement la poésie dans la courte nouvelle qu'est La perle.
Mais avant de connaître le succès critique qui a placé ses œuvres au premier rang de l'héritage littéraire américain, Steinbeck a connu dans les années 1930, un vide profond, un anonymat qu'il semble, dans ses lettres, très mal supporter, lui qui semble sûr d'être destiné à accomplir des grandes choses.
Ces deux phrases ne sont pas éloignées dans le temps mais semblent refléter deux aspects de la personnalité de John Steinbeck.

La première montre en effet un homme peu sûr de lui ou tout du moins dévaluant ses actions : selon lui il n'a rien fait pour mériter l'âge qu'il atteint. Il ne serait pas digne de ses 26 ans.
Tandis que la seconde phrase met en lumière une toute autre chose. Steinbeck refuse en effet d'inscrire la ponctuation sur ses manuscrits et explique qu'il n'a pas à s'en charger puisqu'il existe des sténographes qui le feront très bien à sa place alors que peu existent qui pourraient écrire aussi bien que lui. Cet homme si sûr de son talent est bien le même qui doutait de la valeur de ses actions dans la vie.
Ces deux phrases m'ont beaucoup marquée et les mettre en relation m'a semblé être une façon de montrer les différences qui existent dans la personnalité des hommes, les questions qui les traversent et les crises qui peuvent les faire douter. Mais surtout elles sont selon moi la preuve de l'assurance que tout le monde peut trouver quelque part en lui-même, la confiance que sa vie, comme celle d'un autre, a un but, un horizon qui fait qu'il est lui et pas celui d'à côté.

vendredi 28 mars 2008

Un texte sans but

 

J'ai envie d'écrire. Pour rien, juste comme ça, me laisser porter par les mots, sans attacher d'importance à leur sens.

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